Education populaire & Transformation sociale !
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vendredi 9 décembre 2005
Texte approuvé par le collectif
Adresse pour une université de l’éducation populaire

1ère étape

1 - Qui nous sommes

Nous aimons l’idée d’éducation populaire.

Nous l’aimons parce qu’il est temps en effet que le peuple, qui est l’oublié de tout discours et a fortiori de toute pratique politique, reprenne ses destinées en main. Qu’il refasse sa propre éducation : nommer lui-même et analyser sa propre condition. Qu’il la comprenne et qu’il se dresse contre les mensonges. Pour contribuer à changer le monde.

Nous avons cru à ces mensonges. Avec sincérité. Avec générosité. A des degrés divers et sous des formes propres à chacun, nous avons cru qu’il y avait une « crise », qu’elle serait passagère, et que notre effort finirait par rétablir quelque chose qu’on nous volait sans que nous nous en rendions compte, et que l’on habillait de formules généreuses.

Nous avons cru parler pour le peuple et le défendre et nous étions sincères et enthousiastes. Nous étions des artistes, des animateurs, des travailleurs sociaux, des élus associatifs ou politiques, des professionnels dans des services, des militants dans des syndicats, des partis ou des associations, des enseignants, des chercheurs...

Nous avons cru à la décentralisation et au développement local et nous pensions que c’était un projet généreux. Nous avons cru au lien social, et à la médiation dans les quartiers. Nous avons pensé que c’était un problème de lien social et de médiation, et nous avons renoncé au conflit. Nous avons cru à la culture, que les gens en manquaient. Nous avons voulu défendre l’idée de l’art, et diffuser du théâtre, de la musique, ou de la danse. Nous avons cru qu’il fallait que les gens aient des « projets », et nous avons cru aux projets. Nous avons cru qu’il n’y avait plus de place pour tout le monde et qu’il fallait que les gens « s’insèrent », et nous avons cru à l’insertion. Nous avons renoncé à des droits et nous avons cru qu’il fallait accepter des « réformes », nous avons cru aux réformes. Nous avons accepté de renoncer à des mots et à des langages critiques parce qu’on nous a dit qu’il fallait être « positifs », et nous avons accepté d’être positifs. On nous a dit d’être professionnels, et de croire à la qualité et notre pensée est devenue managériale, nous avons cru à la gestion, et aux objectifs, et aux évaluations, et aux compétences. On nous a dit qu’il ne fallait plus s’occuper du savoir-faire des gens mais de leur savoir-être et nous avons cru que cela était mieux et nous n’avons pas fait attention à ce que cela signifiait.

Nous avons laissé la culture s’éloigner peu à peu du politique, et nous avons fini par croire que c’étaient deux choses différentes. Nous avons fini par penser que la culture et le social étaient deux choses différentes. Que l’économique et le politique étaient deux choses différentes. Nous avons accepté d’être des « spécialistes » de quelque chose et de nous désintéresser des spécialistes d’autre chose.

Nous avons cru que l’économique nous échappait et nous l’avons autorisé à nous échapper. Nous nous en sommes privés et nous en avons privé le peuple. Nous avons laissé confisquer des langages et rendu le peuple muet à sa propre exploitation. Nous l’avons laissé nommer « défavorisé » et nous avons cessé d’enseigner notre colère et d’apprendre la sienne. Parce qu’on nous a parlé de modernité et d’innovation, nous avons laissé perdre des mots et produire de la sujétion via des nouveaux langages et des espaces (des media) où le citoyen ne peut pas combattre à égalité.

Ce qui nous attend, nous le savons : délégitimer l’économie, désarmer l’arme financière, contraindre les entreprises à une autre organisation du travail et à une autre répartition des richesses, mettre fin au dogme de la propriété privée de l’entreprise et du droit illimité à faire du profit à n’importe quelle condition. Et c’est parce que tout cela n’est que de la culture, et rien que de la culture, c’est-à-dire des idées, des visions, des façons de nommer le monde, d’autoriser ou d’interdire qu’on le nomme d’une façon ou d’une autre, que nous allons nous en occuper.

Depuis trente ans des politiques ont saccagé le projet d’éducation populaire et ont exproprié des citoyens du langage, c’est-à-dire de la simple possibilité de nommer la transformation sociale. Ce qui est en jeu c’est l’espace public, au sens du débat public, du débat politique, de l’organisation des pouvoirs, mais donc aussi des arts, de la création, de la science, de la culture, du travail et de la vie...tout cela étant une seule et même chose unique. Si nous parlons d’éducation populaire, ce n’est pas pour revendiquer les beaux arts pour le peuple, mais pour donner à voir et à pratiquer que le débat public, le débat culturel, le débat politique, le débat syndical, le débat scientifique... ne sont qu’une seule et même chose : la question qui est maintenant posée est : « qui intervient dans l’espace public ? De quelle façon ? A quoi sert-il ou qui sert-il ?

Nous savons qu’il nous faut transformer les institutions, parce qu’elles ont accompagné depuis trente ans des logiques inégalitaires. Nous savons qu’il nous faut questionner leur générosité, leurs promesses, et dévoiler leurs illusions. Notre ambition est de contribuer à remettre à leur place la politique, le langage, l’art, les savoirs, la culture, c’est-à-dire au cœur des interrogations sur le bien commun. Il peut y avoir des pratiques différentes qui conduisent à cela.

Nous avons essayé de nombreuses choses et nous avons appris beaucoup. Nous avons connu des victoires et des défaites, analysé nos initiatives. Nous avons inventé. Nous avons fait fonctionner des dispositifs d’Etat, nous avons mis en œuvre des politiques publiques, nous avons travaillé dans des municipalités, des comités d’entreprises, des associations, dans la recherche, l’éducation, la production artistique... Nous avons créé des conseils, animé des séminaires, écrit et lu des articles, rencontré des milliers d’autres acteurs. Nous avons inventé des pratiques artistiques, créé des œuvres. Nous nous sommes battus. Nous avons beaucoup écouté. Nous avons un savoir utile pour l’action collective. Nous sommes nombreux et collectivement expérimentés ainsi qu’en nécessaire questionnement.

2 - Ce que nous voulons faire

Nous voulons nous allier aux autres résistances.

Malgré (et peut-être à cause de) son intensité, l’offensive néo-libérale est fortement contestée et la résignation recule. Un peu partout dans la société, des prises de conscience s’opèrent, des résistances s’organisent, des pratiques alternatives s’élaborent, des luttes se mènent et se gagnent. Aux stratégies de changement social à visée adaptative des gestionnaires de "l’état des choses existant" s’opposent de plus en plus fermement des "pratiques de transformation sociale" innovantes ; Ces pratiques tentent de construire un nouveau rapport au politique, dépassant et renouvelant la démocratie représentative. A la fin du politique où nous conduit le néo-libéralisme, et à la crise de la démocratie représentative qui en résulte, elles tentent d’opposer un nouveau projet démocratique construit sur les pratiques d’intervention citoyenne. Elles visent à redéfinir les rapports sociaux de production culturels et artistiques, et rompent avec le préjugé selon lequel la culture serait l’apanage exclusif des "gens de culture".

Nous voulons repenser la culture

La Conférence générale de l’Unesco, réunie à Paris, a adopté la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Dans les accords internationaux, la règle du libre échange ne s’appliquerait donc pas aux biens et services culturels. Mais les logiques en cours de l’OMC menacent directement les faits l’application de cette Convention. À la marchandisation de la vie, de la culture et de l’éducation, il faut donc continuer à répondre par un projet d’émancipation culturelle et éducative plaçant au coeur de sa démarche la production, la co-production et la valorisation démocratiques des pratiques, l’appropriation des savoirs et de l’innovation culturelle par la société toute entière. Ce projet doit être une reconstruction collective ouverte à tous ceux qui sont convaincus que la transformation sociale est à l’ordre du jour ; elle doit être conduite sous la forme d’un projet de renouveau démocratique, à partir d’une lecture collective de l’état du monde, de ses contradictions et de ses potentialités. L’essentiel des concepts est à reforger. Il en va ainsi de la notion de peuple, et par voie de conséquence de celle de "populaire", que des pratiques politiques policières ont disqualifié ; il en va tout autant de la notion de politique, reléguée au rang de succursale du Marché par l’idéologie dominante ; on pourrait encore évoquer la notion de démocratie, ou encore celle d’éducation, de culture... et bien d’autres. Ce travail sur les mots doit jeter les bases d’une nouvelle inter-compréhension, d’un langage nouveau, celui d’une éducation populaire rénovée.

Nous voulons pratiquer la démocratie

Mais l’éducation populaire n’est pas que discours. Elle est d’abord pratique : l’émancipation individuelle et collective. Il est intéressant et urgent de ce point de vue d’interroger les pratiques des collectivités publiques des partis, des syndicats, des associations, des artistes... comme vecteurs d’un "projet" d’éducation populaire. Nous pensons que ce travail de capitalisation, de mutualisation et de mise en perspective est vital, non seulement du point de vue procédural (développement du patrimoine méthodologique collectif des pratiques d’intervention citoyenne) mais aussi pour l’émergence d’une vision politique transversale, interdisciplinaire, reliant ensemble les divers terrains d’expérimentation sociale. L’éducation populaire n’est ni une institution, ni un label, mais une praxis d’émancipation individuelle et collective, reposant sur un projet démocratiquement élaboré.

Nous voulons rassembler des intelligences

Nombreux sont ceux qui veulent transformer concrètement la société et qui se reconnaîtront dans ce projet. Beaucoup de militants et professionnels des mouvements d’éducation populaire, de l’action sociale, culturelle et éducative, de créateurs, d’élus, de citoyens, sont désireux de faire vivre une réelle démocratie d’intervention et de délibération citoyennes sur les affaires de la Cité ; ils multiplient les expériences, les initiatives. C’est à cette fin que nous nous sommes constitué en un Collectif national ouvert, autonome et préoccupé par la question de la rénovation des rapports sociaux politiques. Nous l’avons intitulé "Education populaire et transformation sociale" ; il est composé de militants de l’éducation populaire, d’élus, de chercheurs, de syndicalistes, d’enseignants, militants politiques, d’artistes... L’engagement que nous souhaitons partager avec vous prend racine dans des analyses de société, des convictions et des expériences que nous vous proposons de mettre en débat, en recherche et en perspectives concrètes.

3 - Ce que nous avons compris

Notre situation n’est pas le fruit du hasard ou d’une crise, mais d’une offensive délibérée et coordonnée.
Nous vivons à l’heure présente la mise en place à l’échelle mondiale d’une société néo-libérale globalisée, tendant à livrer aux lois du marché et de la financiarisation spéculative l’ensemble des rapports sociaux à toutes les échelles, depuis l’intime (la sexualité, le corps...) jusqu’au planétaire. Ce processus instrumentalise largement les technologies de l’information et de la communication, et les activités culturelles sous toutes les formes, au service de la construction de nouveaux rapports hégémoniques d’une puissance inégalée.

Cette offensive concerne les droits et compromis acquis depuis cinquante ans.
Les sociétés capitalistes développées (Europe, Etats-Unis...) se sont construites entre autre sur un "compromis conflictuel", produit du rapport capital-travail et des équilibres géopolitiques de l’après-guerre, et de manière spécifique il était marqué par la séparation, mais aussi un agencement équilibré entre l’économique (la priorité à un capitalisme industriel à base national), le social (la redistribution partielle des richesses permettant le déploiement de vastes secteurs publics, de la protection sociale, et l’accès à la consommation) et le culturel (la diffusion des savoirs nécessaire à la reproduction des rapports sociaux). Ce compromis était viable tant que les fruits de la richesse étaient redistribués à minima sur l’ensemble des couches sociales et qu’un "ascenseur social" semblait fonctionner dans le sens d’une réduction possible des inégalités.

Elle produit massivement de l’inégalité
Aujourd’hui, ce compromis vole en éclats sous la pression de la mondialisation néo-libérale. Celle-ci impose massivement les logiques concurrentielles à l’ensemble des domaines, sociaux, éducatifs et culturels ; le social ne s’occupe plus de la répartition négociée de la richesse, mais du maintien en survie des exclus ; l’éducation et la culture, réduites à de simples activités de marché, sont plus que jamais mobilisées au service des discriminations sociales et des logiques de domination. Nous assistons à un bouleversement des rapports de travail et des rapports au travail (mise en cause du droit du travail, précarisation des salariés), à une aggravation et un redéploiement des inégalités, à une transformation en profondeur des rapports sociaux placée sous le signe d’une précarisation durable de larges fractions de la population. C’est le corollaire de la mise en concurrence généralisée des individus, des pays, des groupes, des territoires... Ce processus ne touche pas que les pays capitalistes développés. Il touche sous des formes à chaque fois spécifiques tous les continents, générant par contre-coup et partout, un besoin d’alternatives qui sont à construire.

Elle procède par privatisation et marchandisation de l’intérêt général

Dans un tel contexte, la forme et les contenus d’intervention de la puissance publique ont connu et connaissent des mutations essentielles.

Ainsi assiste-t-on à l’émergence potentielle d’une puissance publique mondiale qui pourrait donner corps à une nouvelle définition de l’intérêt général dans le cadre planétaire, et serait susceptible d’apporter des réponses coordonnées et démocratiquement élaborées aux grands problèmes environnementaux, sanitaires, nutritionnels... Mais les structures existantes sont la plupart du temps formatées, colonisées ou perverties par les intérêts néo-libéraux, qui les transforment en instruments d’hégémonie et de domination. Les Etats, principaux détenteurs historiques de la puissance publique, sont colonisés par l’ordre libéral, conduisant à une véritable privatisation des politiques publiques qui constitue le fil conducteur des "réformes" : en France, privatisations des entreprises publiques, réduction des services publics, démantèlement de la protection sociale et des retraites, se sont succédés à un rythme endiablé depuis trente ans au nom d’une "real-politique" dont on peut craindre qu’elle soit synonyme de recul sociétal sans limites.

Les politiques publiques de la culture, de la science et de l’éducation n’échappent pas à la pression des critères néo-libéraux de gestion de la société. La démocratisation des savoirs est en crise, l’école se voit de plus en plus assigner un rôle d’amplification des inégalités, au lieu de les combattre. La démocratisation de la culture est en panne et ne réussit qu’à mieux cultiver ceux qui en ont les moyens, renvoyant ainsi les milieux populaires à la consommation d’une sous culture de masse en niant, souvent, les aspirations, les identités diverses, leurs savoirs et leurs pratiques culturelles des milieux populaires.

Le processus global de domination néo-libérale est vécu par ceux qui le subissent sur le double mode d’une "crise de l’action publique" et d’une crise du compromis sociétal. C’est le cas de nombre de professionnels et de militants de la culture, de l’éducation, du social et de bien d’autres domaines, qui se demandent comment sortir des contradictions voire des impasses qui grèvent leurs pratiques.

Elle met la démocratie en danger
C’est aussi, et c’est dramatique, le cas de la majorité des citoyens qui adoptent un comportement de défiance à l’égard du politique, au moment où à la fois l’accumulation des risques et l’augmentation des potentiels techno-scientifiques exigerait un rebond démocratique sans précédent.

À partir de là, on comprend mieux pourquoi la démocratie représentative se porte si mal. Si son action est à ce point inefficace à l’égard des problèmes fondamentaux et des attentes sociales, à quoi bon élire des représentants impuissants, à droite comme à gauche ? Que le marché s’en charge ! (Cela tombe bien puisque le privé est partout prêt à annexer l’espace public). Ou pire encore, pourquoi ne pas sacrifier aux fausses chimères politiques xénophobes, racistes et discriminatoires ? La barbarie n’est pas loin...

4 - Comment nous allons nous y prendre

Nous faisons une offre civile de réflexion sur l’avenir de l’éducation populaire et le travail de la culture dans la transformation sociale. Cette offre, qui s’appuie sur une analyse de ce que nous pensons avoir déjà compris, s’adresse sans exclusive à toute personne qui souhaite venir offrir ses propres intuitions, ses propres analyses, le fruit de ses propres expérimentations de la résistance et de la démocratie. Nous voulons créer une université populaire permanente, sur toute la France et qui connaîtra un temps fort chaque année.

Cette université permanente prendra la forme de multiples expérimentations, sur plusieurs sites, sur le modèle général de la « recherche-action ». Elle connaîtra différents sites, selon les différents acteurs, privés ou publics qui souhaiteront s’y impliquer.

Démarche générale : organisation en quatre sites de 1 ou 2 journées sur la base de la recherche-action développée durant l’année 2006, ouvrant à un regroupement final.

Trois principes :
  1. On croise une thématique, un champ de pratique et une interrogation d’acteurs privilégiés, les journées étant ouvertes à la participation et à l’intervention de tous.
  2. La production de chaque axe doit articuler valeurs, finalités, objectifs d’une part et savoirs, procédures et modes d’action d’autre part.
  3. Dans tous les cas des chercheurs ressources seraient associés aux travaux

    Cela pourrait donner le programme indicatif suivant :

- Axe I - Produire et partager la richesse autrement :

  • Interrogation des acteurs économiques des trois secteurs (économie Publique, économie marchande/libérale, économie sociale et solidaire)

- Axe II - Augmenter sa puissance collective d’agir et contribuer à ouvrir

  • les voies de l’émancipation sociale : Interrogation des syndicats, des mouvements sociaux et des associations

- Axe III - Repenser et reconstruire du politique :

  • Interrogation/confrontation des partis, des élus politiques et des mouvements d’éducation populaire

- Axe IV - Reconfigurer les représentations de soi et du monde :

  • Interrogation/confrontation des artistes et des travailleurs de la culture (chercheurs, enseignants, médiateurs, éducateurs)

- Regroupement final :

  • Capitalisation des savoirs collectifs élaborés, évaluation de l’efficience de l’hypothèse initiale de l’université de l’éducation populaire, positionnement de l’éducation populaire dans les politiques publiques présentes et à venir. Nouvelles perspectives de travail pour l’avenir.

Il ne s’agit ici que d’une première étape dans la mise en œuvre des dynamiques développées par notre collectif. D’autres suivront...

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