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Hani, professeur de français à Jalboun en Cisjordanie
Par Jacqueline Butaeye
dimanche 19 novembre 2017
publié par Madeleine Abassade

En Cisjordanie, occupée depuis 1967 par l’armée israélienne.

Hani professeur de français : « L’Education est le seul chemin qui reste pour vivre . Etre diplômé est important. »

Jalboun est situé à 12 kms de Jénine.

Les habitants de Jalboun étaient paysans. Aujourd’hui, la plupart sont fonctionnaires. Après 50 ans, les hommes obtiennent plus facilement du travail en Israël.

Le village est entouré par 3 colonies. Les colonies sont très proches. Pour un jet de pierres la loi permet 20 ans de prison. 1 pierre entre 4 et 10 ans.

Sur les 3 300 ha du village , 90 % ont été pris par les Israéliens. Il ne reste maintenant que 6 ha à la famille de Hani .

Le mur est construit sur les terres des 60 familles. La plus grande partie des oliviers se trouvent derrière le mur. L’élevage n’est plus possible.

Pour entrer dans leurs terres, il leur faut un permis. Les permis ne sont pas accordés à tous.

Seule la mère de Hani de 70 ans a l’autorisation d’entrer dans leur champ pour récolter leurs olives. Aucun de ses fils ne peut travailler avec elle. Après sa mort ?

Pour entrer dans leur champ, une seule entrée : « la porte agricole » qui ouvre à 6h le matin et à 18h le soir. Une fois entrés, ils ne peuvent plus sortir. Il doivent attendre l’heure. Même en cas d’accident. C’est la règle.

Un seul tracteur a le droit d’entrer. La personne qui le conduit passe son temps d’un champ à l’autre .

L’accès au champ n’est possible qu’en octobre. Il n’y a pas d’entretien possible.

Les vaches des colons vont dans les oliveraies et mangent les oliviers. La demande a été faite à la Croix-Rouge d’enclore. Pas de refus mais pas de réponse.


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