Education populaire & Transformation sociale !
Offre Civile de Réflexion
Accueil du siteThèmesDémocratie
POLEMIQUES RACISTES ET REALITE HISTORIQUE
LES JOUEURS D’ORIGINE AFRICAINE DANS LE FOOTBALL FRANCAIS
par ALAIN RUSCIO
dimanche 22 juillet 2018
publié par Marc Lacreuse

POLEMIQUES RACISTES ET REALITE HISTORIQUE

LES JOUEURS D’ORIGINE AFRICAINE

DANS LE FOOTBALL FRANCAIS

par Alain RUSCIO

--------------------------------

Du côté de l’extrême droite raciste, des polémiques se déchainent contre la composition de l’équipe de France de football avant la finale de la Coupe du monde qui l’oppose le 15 juillet 2018 à la Croatie. Ce sont de violentes diatribes contre la présence de joueurs d’origine africaine. Qui conduisent certains à souhaiter la défaite de cette équipe et la victoire de l’équipe adverse jugée comme la seule « européenne ». Pour réagir à ces préjugés racistes, nous publions un texte qui souligne l’ancienneté de la présence de joueurs originaires d’Afrique dans l’histoire du football français.

A la veille de la finale de la Coupe du monde 2018, les sites internet d’extrême droite profèrent de violentes attaques contre l’équipe de France de football en mettant en cause de manière raciste l’origine africaine de certains de ses joueurs. Ainsi, un théoricien de l’extrême droite raciste anti-noirs et anti-maghrébins en profite, dans une émission intitulée « Les Bleus : équipe de France ou équipe africaine ? » Voir, pour instiller subrepticement sa défense d’une « identité française », blanche et « européenne de souche », contraire à la présence dans l’équipe de France de football de joueurs dont il fait le symptôme de l’« invasion migratoire » et du « grand remplacement » qui serait à l’œuvre dans notre pays.

Certains vont jusqu’à intituler leur article : « Que la Croatie, la seule équipe européenne qui reste, gagne dimanche ! » ou à écrire : « j’ai moi aussi envie de voir perdre cette équipe. Tout simplement ».

A l’encontre de cette haine raciste qui est un dénigrement de la France d’aujourd’hui, des articles pertinents sont parus dans la presse. Comme cette chronique dans Le Monde, « Kylian Mbappé, l’enfant de Bondy qui renvoie Finkielkraut et Zemmour dans leurs buts », par Abdourahman Waberi (chroniqueur Le Monde Afrique), le 2 juillet 2018. Ou ce reportage publié par Libération, le 14 juillet 2018 : « A Montreuil, "cette équipe, au moins, on peut dire qu’elle est aux couleurs de la France" », par Laure Bretton.

Pour démentir tous les préjugés sur lesquels se fonde ce regain du racisme dans la France d’aujourd’hui, nous publions un article d’Alain Ruscio sur les joueurs originaires des colonies dans le passé du football français. Les colonisés dans l’histoire du football français, des origines à la décolonisation

--------------------

Alain Ruscio

Le football est, c’est une chose connue, le sport des pauvres par excellence. Point besoin de grandes infrastructures pour taper dans tout ce qui peut faire office de ballon, dans une rue peu passagère ou sur un terrain vague. Aussi, comme dans d’autres pays pauvres (on pense au Brésil), ce sport a-t-il été très vite populaire dans l’Empire français. Lequel lui a donné certains de ses plus beaux champions, à commencer par celui qui faisait l’admiration de Pelé, le Marocain – décrété Français – Larbi ben Barek.

Une pratique ancienne et de masse

Dès l’après Première Guerre mondiale, le football algérien (au sens de : européen d’Algérie) se fait remarquer en métropole. Une équipe d’Afrique du Nord franchit la Méditerranée et, par deux fois, en 1924 et en 1925, bat l’équipe tricolore. L’hebdomadaire Le Ballon Rond entame alors une campagne pour l’intégration de ces Algériens dans l’équipe nationale : « Pour la deuxième fois cette année, l’Afrique du Nord a battu celle de la métropole. On reconnaît que dans ses lignes il y a des hommes qui pourraient nous être utiles. Mais on s’égare en discussions pour savoir si leur football pourra s’amalgamer avec le nôtre ! Quelle fichaise ! Ils n’ont qu’à faire l’expérience. Car nos coloniaux possèdent ces qualités principales qui nous manquent : l’amour du sport et le désir de vaincre » (J. Ducasse, Le Ballon Rond, 31 janvier 1925).

Il est entendu. En 1925, Charles Bardot, du RC Philippeville puis, en 1926, Georges Bonnello et Henri Salvano, du FC Blidéen, sont sélectionnés pour porter les couleurs de la France : « Nous nous réjouissons de ce choix, qui doit donner un bon résultat, car les Africains ne seront pas surpris par le jeu latin, qu’ils pratiquent naturellement. Cela ouvre la porte à une plus grande sélection et évitera d’aller chercher ailleurs ce que nous avons chez nous » (Le Ballon Rond, 14 mars 1925).

Les Européens du Maghreb vont progressivement être recrutés dans des équipes-phares du championnat de métropole : Marcel Haddidji, Émile Zermani, Emmanuel Aznar, Mario Zatelli (qui devint plus tard un entraineur emblématique de l’OM)…

L’intégration des musulmans attendra encore quelques années, mais s’accélérera ensuite. Il y a, dans les équipes professionnelles évoluant en métropole, à la veille de la Guerre mondiale, de l’ordre d’une quarantaine d’indigènes maghrébins : Abdelkader Ben Bouali, Riahi Rabih (Olympique de Marseille), Gnaoui Souilem, Abdelkader Chibani (Red Star), Maâmar Belhadj (Stade de Reims), Aoued Meftah (Fives-Lille, puis Stade de Rennes), Saïd Benarab (Bordeaux)…

Durant l’entre-deux-guerres, il devient habituel de trouver, dans les équipes professionnelles de métropole, des recrues originaires d’Afrique du Nord (musulmans et européens) : « Dans les exportations [1] du football français, cette saison, on remarque surtout le pillage de l’Afrique du Nord. “Qui n’a pas ses Nord-Africains ?“, c’est le cri qu’on peut lancer ! Marseille, champion de France, arrive à en avoir jusqu’à six » (Jean Eskenazi, Paris Soir, 15 août 1938 [2]).

Le premier footballeur algérien sélectionné en équipe de France fut Ali Benouna. Remarqué dans une des équipes phares de l’époque, le FC Sète, avec lequel il remporta la Coupe de France en 1934, il fut sélectionné en octobre 1936 (défaite face à la Tchécoslovaquie, 0-3 [3]). Il n’eut que deux sélections, mais fut suivi immédiatement par son compatriote Abdelkader Ben Bouali, en 1937 [4].

A propos de Ben Barek : « Si je suis le roi du football, alors il en est le dieu » (Pelé)

Mais c’est surtout la carrière du Marocain Larbi ben Barek qui va marquer l’histoire du football français. Par sa qualité de joueur d’abord. Les spécialistes le remarquèrent particulièrement lors d’un match amical Maroc-France, à Casablanca, le 11 avril 1937, où son équipe se permit de mettre 4 buts au mythique gardien Da Rui. Il fut alors recruté par Marseille, puis fit une carrière au Stade français et à l’Atletico de Madrid. La presse ne tarissait pas d’éloges, tout en cédant aux images exotiques un peu faciles : « Bien modeste, d’autant plus sympathique, est le nouvel inter de l’équipe nationale, la vedette du jour, l’étoile nord-africaine qui est apparue dans le ciel de nos champs de jeu comme la Croix du Sud » (Mario Brun, Le Petit Parisien, 19 novembre 1938).

Et l’équipe de France ? Par définition, un Marocain était sujet français, non citoyen et donc non sélectionnable. Qu’à cela ne tienne. Henri Delaunay, président de la Fédération française de Football-Association, avait pris les devants dès 1934 : « Les indigènes autochtones d’origine tunisienne ou marocaine seront considérés comme français pour tout ce qui concerne la délivrance des licences et des règles de qualification » [5]. En conséquence, le 14 novembre 1938, le Bureau de la Fédération confirma « la qualification au titre de joueur français (de Ben Barek) et son droit à la sélection nationale » (Lucien Gamblin, L’Auto, 15 novembre). Le 4 décembre suivant, Il portait pour la première fois, face à l’Italie, le maillot de l’équipe de France. Il eut 16 autres sélections. Un chiffre relativement modeste. Mais il faut tenir compte d’un certain événement qui ouvrit une longue parenthèse : la Guerre mondiale. Par contre, la carrière internationale de Ben Barek battit un record absolu : sa dernière sélection date du 16 octobre 1954 — il a alors 40 ans — : 15 ans et 10 mois.

Le footballeur était tellement populaire que le plus grand quotidien sportif, L’Auto, organisa auprès de ses lecteurs un véritable référendum pour lui donner un surnom (lancement le 24 janvier 1939, résultat le 8 février) : bien avant le roi Pelé — qui connaissait et portait aux nues la carrière du Marocain —, Ben Barek devint pour chacun « la Perle noire » [6].

Malgré sa valeur, les clichés paternalistes ne l’épargnèrent pas non plus : « Ben Barek, un brillant footballeur, un grand enfant » (L’Auto, 15 novembre 1948). Ou même les surnoms racistes. Dans le concours déjà cité de L’Auto, il se trouva des plaisantins pour proposer Blanche-Neige, Baba, Doudou [7]…

Il termina sa carrière à Sidi-Bel-Abbès comme entraineur-joueur dans le modeste club de l’Union Sportive musulmane de la ville (saison 1955-56) [8], puis rentra prendre une retraite méritée, en 1957, dans son pays, devenu indépendant. Y a-t-il une malédiction attachée aux grands sportifs issus du monde colonial ? Toujours est-il que Ben Barek, au Maroc, eut des jours de plus en plus difficiles. Oublié de tous, il mourut misérablement, le 16 septembre 1992. Son corps ne fut découvert qu’une semaine après sa mort…

Les originaires d’Afrique subsaharienne furent plus rares, dans l’exacte mesure où ceux-ci étaient bien moins intégrés dans des équipes locales. Le premier Noir subsaharien qui se fit remarquer, au point d’intégrer l’équipe de France, fut Raoul Diagne. Mais ses liens avec l’Afrique étaient ténus : fils du député du Sénégal (et un temps ministre) Blaise Diagne, il était né en Guyane et était arrivé en France à l’âge de 18 mois.

Sélectionné pour la première fois le 25 janvier 1931 contre l’Italie (défaite, 0-3). Il fit une très longue carrière, ponctuée par 18 sélections nationales, avant de quitter le terrain en 1946, à 36 ans, puis de devenir entraîneur. D’une lecture de la presse sportive de l’époque ressort le portrait d’un homme affable, sérieux, respecté. Seuls, de ci, de là, quelques surnoms douteux — « Joséphine » (Baker, évidemment), « Mon z’ami », « Le Négus » — rappelant le racisme ambiant [9]. L’ironie est que, devenu coach de l’équipe nationale du Sénégal indépendant, il obtint plus tard une victoire contre l’équipe de France (aux Jeux de l’Amitié, en 1963, 2 buts à 0) [10].

Après la Seconde Guerre mondiale, les footballeurs venus de l’Empire sont nombreux. Le Camerounais Eugène N’Jo Léa est comparé aux plus grands footballeurs brésiliens. Recruté par Saint-Étienne, il formera avec Rachid Mekloufi un duo d’attaque d’exception qui mènera son club au titre en 1957. La grande aventure de l’équipe du FLN

En avril 1958, un fait spectaculaire ébranle le monde du football français : une dizaine de joueurs algériens opérant en métropole, disparaissent pour rejoindre le FLN.

Les fuyards réapparaissent à Tunis. La nouvelle fait grand bruit, en cette veille de Coupe du Monde. Que des professionnels renoncent aux honneurs et à la fortune pour rejoindre les rebelles en dit long sur la profondeur du sentiment national.

La liste des footballeurs professionnels qui font ce choix est impressionnante : les internationaux Mustapha Zitouni (AS Monaco), « meilleur arrière central de la planète » [11], alors en contact avec le Real Madrid, et Rachid Mekloufi (AS Saint-Étienne), des joueurs en vue de grands clubs de Première division, Ben Tifour, Boubekeur, Bekloufi (AS Monaco), Brahimi, Bouchouk (FC Toulouse), Kermali (Olympique lyonnais), Arribi (Avignon). Deux autres sont interceptés aux frontières allemande, Mohamed Maouche (Stade de Reims), et italienne, Hocène Chabri (AS Monaco).

La presse des Français d’Algérie présente la nouvelle avec dépit : « Cédant aux pressions du FLN ou obéissant à des opinions politiques personnelles, dix footballeurs africains, parmi lesquels de nombreux internationaux, quittent clandestinement la métropole » (L’Écho d’Alger, 15 avril 1958). Le ton de la presse de métropole est le même : ces hommes sont soit des traitres, soit des otages du terrorisme : « Les footballeurs algériens désertent nos équipes pour Tunis. Menacés par le FLN » (L’Aurore, 14 avril 1958). Paris Match envoie un de ses reporters à Tunis. Une photo double page montre cinq des joueurs, dans les ruelles de la médina de Tunis : « Vedettes du foot français, les voilà fellagha » (Daniel Camus, Paris Match, 26 avril 1958). On sait que ce mot n’est pas précisément chargé de positivité dans la presse française pro-guerre d’alors… L’article ironise : habitués à la belle vie, les voici au « pays des femmes voilées et de l’eau » et pourtant « ils n’étaient pas si malheureux en France ». Même Le Monde, dont pourtant certains reportages, à la même époque, insistaient sur le malaise algérien, douta de la sincérité des sportifs et titra en première page : « La fuite concertées de neuf footballeurs musulmans a été préparée par le FLN ». Puis commenta : « Tout indique que ces départs ont été concertés. Il paraît hors de doute, pour ceux qui les connaissent, notamment Mustapha Zettouni, qui devait jouer demain contre la Suisse, n’ont pas désiré quitter la métropole, mais ont dû obéir à un plan préparé par le FLN (…). Il est évidemment hors de doute que les joueurs ont obéi aux injonctions du FLN soucieux de frapper, par ce geste, l’opinion populaire française. Ont-ils sans réticences quitté la métropole ? » (Le Monde, 16 avril 1958).

La presse communiste, par contre, commenta favorablement l’épisode et reproduisit en Une le communiqué du FLN : « Les footballeurs algériens ont répondu à l’appel de leur patrie ». Commentaire le même jour de l’éditorialiste : « Quelle leçon en tirer ? Celle-ci : que la lutte du peuple algérien n’est pas, comme certains le prétendent, le fait d’une minorité, mais la lutte d’un peuple entier. On aura peine à faire croire que ce sont des “menaces du FLN“ qui ont pu conduire les onze champions, d’un commun accord, à renoncer à la situation qui était la leur pour prendre leur place dans un dur combat » (André Stil, L’Humanité, 16 avril 1958).

Une tournée mondiale

L’aventure de cette équipe dite du FLN est passionnante. Les joueurs font désormais ce qu’ils savent faire, du football, pour le compte de leur équipe nationale. Mais ils font bien plus. Ils sillonnent le monde et leur passage est, à chaque fois, une manifestation qui dépasse l’enjeu sportif. De mai 1958 à l’indépendance, elle dispute, malgré les foudres de la FIFA et de la Fédération française, 91 matches de par le monde, de la Tunisie au Maroc, en passant par l’URSS, la Hongrie, la Yougoslavie, la Chine, le Nord Viêt Nam… Ces footballeurs sont considérés (et se considèrent), à juste titre, comme de véritables ambassadeurs de leur pays en marche vers l’indépendance. À Pékin, ils sont reçus par Zhou Enlai, à Hanoi par Ho Chi Minh et le général Giap… [12] « Avec le recul du temps, je peux dire qu’aucun d’entre nous ne regrette… Nous étions militants, nous étions révolutionnaires. J’ai lutté pour l’indépendance… C’était nos plus belles années » (Mohamed Maouche) [13].

Le cas le plus étonnant de cette équipe est sans doute celui de sa vedette, Rachid Mekloufi, international français, joueur de grande classe évoluant à Saint-Étienne, quittant gloire, honneurs et salaire confortable pour jouer avec le FLN… puis, l’indépendance acquise, revenant terminer sa carrière, toujours aussi brillante, en France, où il rejoua avec les Verts et redevint champion de France (1963, 1967 et 1968).

Plus tard, d’autres évasions, moins spectaculaires, moins massives, eurent lieu : Ahmed Oudjani (RC Lens), Dajman Defnoun et Ali Ben Fadah (SCO Angers) (août 1960), Hocine Bouchache (Le Havre), Oualiken et Bourricha (Nîmes) (octobre 1960).

Alain RUSCIO

-----------------------

Lire aussi l’article « Combien de futurs Mbappé et Kanté se sont noyés en Méditerranée ? » par Rafik Chekkat sur Mediapart.

[1] La logique de la phrase incite plutôt à lire : les importations.

[2] « À huit jours de la reprise en football », cité par Stanislas Frenkiel, Larbi Ben Barek, Marcel Cerdan, Ali Mimoun et Alfred Nakache aux frontières de l’assimilation, Mémoire de Master 2, Centre de Recherche en Science du Sport, Université Paris-Sud XI, Année universitaire 2004-2005.

[3] Marcel Rossini, « Médiocre match de l’équipe de France », Match, 11 février.

[4] Présenté à tort comme le premier Maghrébin par Ahmed Boubeker et Piero D. Galloro, « Des Italiens aux Maghrébins, d’une génération de football à l’autre », in Claude Boli, Yvan Gastaut & Fabrice Grognet (dir.), Allez la France ! Football et immigration, Paris, Gallimard / CNHI, Musée national du sport, 2010.

[5] Cité par Stanislas Frenkiel, op. cit.

[6] Claude Boli, « Larbi Ben Barek, la première vedette maghrébine du football français », Revue Migrance, n°29, n° spécial, « Les footballeurs maghrébins au XXè siècle », 1er trimestre 2008.

[7] Id.

[8] Redouane Ained Tabet & Tayeb Nehari, Histoire d’Algérie. Sidi-bel-Abbès, de la colonisation à la guerre de Libération en Zone 5 – Willaya V (1830-1962), Alger, ENAG Diffusion, 1999.

[9] Mario Brun, « Raoul Diagne », Match, 19 novembre 1935.

[10] Morad Aïd-Habbouche & Pascal Blanchard, « Des Noirs en couleur. Les joueurs afro-antillais en équipe de France », Africultures, 3 juin 2008.

[11] Dominique Le Guilledoux, « En 1958, les sportifs avaient du courage. Des footballeurs entre Paris et Alger », Le Monde diplomatique, août 2008.

[12] Paul Dietschy, « Le football africain, entre domination coloniale et émancipation », in Pierre Singaravélou & Julien Sorez (dir.), L’Empire des sports. Une histoire de la mondialisation culturelle, Paris, Belin, 2010.

[13] Cité par Françoise Escarpit, « 1958. Les ambassadeurs de la révolution algérienne », L’Humanité, 6 octobre 2001.

-----------------


Répondre à cet article