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Pétition.
Pour de véritables Etats Généraux de la transformation écologique, sociale et politique.
Marc Lacreuse et Christian Maurel.
jeudi 24 janvier 2019
publié par Christian Maurel

Il est urgent que notre histoire bifurque et que les individus de toutes conditions en soient les acteurs lucides et mobilisés. Sinon, l’humanité va dans le mur. Commençons chez nous dans nos quartiers, villes, villages et nation. Nos vies quotidiennes en seraient changées par une constitution démocratiquement élaborée qui prendrait en compte la nécessité de ne plus rester sous la contrainte d’un libéralisme sauvage devenu l’unique raison du monde.

Pétition à signer sur le site Change.org  :

Pour de véritables États Généraux de la transformation écologique, sociale et politique.

La situation est plus grave qu’il n’y paraît. Notre pays – et plus généralement le monde - ne peuvent continuer, sans dommages graves pour l’humanité, à dégrader la planète, à ignorer le redéploiement des inégalités, à subir l’emprise d’un néolibéralisme qui entend gouverner les hommes selon le principe universel de la concurrence et à se satisfaire d’une démocratie dans laquelle une majorité de citoyens ne se reconnaît plus. Actuellement, en France, les tensions sont telles qu’il suffirait de peu de choses (une répression policière qui tourne mal, une injustice jugée inacceptable, un mot mal placé venant du sommet de l’État...) pour déclencher un enchaînement de violences destructrices des individus et du corps social. L’Homme redeviendrait alors un loup pour l’Homme et tout contrat social deviendrait impossible. Il n’y a qu’une seule voie de passage qui soit la plus démocratique possible et qui puisse répondre à la question suivante : que faire et comment faire pour que des souffrances et des colères trop longtemps contenues par divers artifices, se traduisent en paroles et en propositions collectivement discutables alors que, dans le même temps, les corps intermédiaires (les syndicats et surtout les partis politiques) sont extrêmement affaiblis et n’ont plus la confiance d’une grande majorité de citoyens ?

Quand les piliers d’un édifice sont à la limite de la rupture, il faut s’atteler à un travail de refondation. Le Président de la République appelle à un ’’grand débat national’’ qui, pour plusieurs raisons, est très loin de faire l’unanimité parmi les citoyens, dans la microcosme politique et, peut-être même dans son propre camp. Nous, simples citoyens, demandons que soient mis en place de véritables États Généraux de la transformation écologique, sociale et politique. Nous appelons nos concitoyens à y réfléchir, à proposer les amendements qu’ils jugerons nécessaires et à apporter leur soutien à un processus en plusieurs étapes qui toutes demanderont leur implication et leurs intelligences.

Il faut d’abord que le Président de la République, son gouvernement et sa majorité parlementaire mettent en œuvre, dans les plus brefs délais, les mesures les plus à même d’apaiser les tensions sociales qui hypothéqueraient le travail de refondation que nous proposons : rétablissement de l’Impôt Sur la Fortune, augmentation significative des salaires et des retraites les plus modestes, suppression des taxes discriminatoires, imposition des grandes multinationales sur les profits réalisés sur notre territoire...

Il faut ensuite s’engager dans l’organisation de ces ’’véritables’’ États Généraux visant à la transformation écologique, sociale et politique d’une société qui ne peut et ne doit plus continuer sa course à l’abîme. Dans l’état actuel de notre réflexion, nous proposons une organisation en plusieurs étapes :

1) la mise en place au plus prés des gens (quartiers, villes, villages, communes, communautés de communes, pays....) de collectifs d’organisation et d’animation composés d’associations et de citoyens volontaires désignés par tirage au sort,

2) l’établissement de listes non limitatives de questions à débattre en vue d’exprimer les doléances de chacun et de faire des propositions,

3) la mise en débat de ces doléances et propositions dans le cadre d’assemblées populaires précédées, si nécessaire, par des commissions thématiques (mesures contre le réchauffement climatique, partage des richesses, fiscalité, éducation, services publics, relations internationales, approfondissement et organisation de la démocratie, gouvernance des entreprises et place des salariés....),

4) vote pour validation après délibération d’un cahier de doléances et de propositions collectives avec mise en annexe des doléances et propositions ’’minoritaires’’,

5) choix à la majorité relative de 2 porteurs de paroles (une femme et un homme) par un vote discrétionnaire des participants (indication sur chaque bulletin de vote de deux noms),

6) organisation, ensuite, d’un forum départemental rassemblant les porteurs de paroles et visant à établir, à partir des différents cahiers de doléances et de propositions ’’locaux’’, des propositions débattues et validées par un vote, propositions qui seraient ensuite portées au niveau national par des porteurs de paroles choisis également par un vote discrétionnaire parmi ceux qui participent au forum départemental.

7) mise en place d’une assemblée constituante nationale composée des porteurs de paroles pouvant se faire assister par des spécialistes (juristes, sociologues, philosophes, économistes...) dont il rechercheraient les compétences,

8) débat national et en tous lieux du pays, puis vote à bulletin secret sur le projet de nouvelle constitution.

La coordination et l’accompagnement d’ensemble de ces États Généraux pourrait être confié au Conseil Économique, Social et Environnemental qui, à ce jour, nous semble être l’assemblée la plus représentative des forces vives de la nation. Il s’agit, en effet, de ne passer à coté d’aucune question essentielle touchant à la vie des gens, notamment les questions économiques, la finance, la fiscalité, les modes de production et le partage des richesses. On ne peut, en effet, avoir la démocratie dans la société si on continue à avoir l’oligarchie ou la monarchie dans la grande majorité des entreprises.

La conduite la plus coopérative possible de ce processus constituant devrait en faire un grand moment d’éducation populaire politique à même de nous engager, plus lucidement et avec plus de détermination, dans une indispensable et salutaire bifurcation de l’Histoire.

Marc Lacreuse et Christian Maurel (citoyens, militants de l’éducation populaire, cofondateurs et coanimateurs du site ’’Éducation populaire et transformation sociale / OCR... ’’)


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