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Au Séminaire du Groupe de Recherche et d’Etudes Cliniques
Quand le danseur Vaslav Nijinsky sauta dans l’écriture
Les Cahiers de Vaslav Nijinsky
dimanche 4 janvier 2015
publié par Madeleine Abassade

A l’invitation de Lise Maurer pour son séminaire du Groupe de Recherches et d’Etudes Cliniques, en adoptant le point de vue sensible de chorégraphe,

nous vous proposons une approche des "Carnets de Vaslav Nijinsky" avec d’autres références que celles à visée psychiatrique.

- Argument développé dans le document joint à cet article : Vaslav Nijinsky Cahiers, présentation

Né en 1889 d’un père et d’une mère polonais danseurs professionnels, dès 4 ans Vaslav Nijinsky, en compagnie de son frère et de sa soeur, accompagne ses parents en tournée et commence à danser en public. A partir de ses 18 ans, ses immenses succès devant un public bourgeois international contribuent à la notoriété des Ballets Russes. Ses propres chorégraphies vont faire scandale.

En 1917, quand avec sa femme et sa fille Kyra il habite en Suisse à Saint Moritz Dorf, on peut considérer que Vaslav Nijinsky a déjà passé 25 ans de sa vie à danser. Les différents évènements successifs qu’il a vécu l’ont épuisé, dont son assignation à résidence en Hongrie chez ses beaux parents où de violente disputes éclatent entre eux, parfois pour des raisons politiques quand la Hongrie est en guerre contre la Russie. Diaghilev réussit à le faire sortir de Hongrie pour une dernière tournée avec les Ballets Russes en Amérique du Sud et à New York où en 1916, devenu artiste indépendant, Nijinsky crée avec difficultés sa dernière chorégraphie collective "Till Eulenspiegel", mais il écrit dans son journal que le public apprécia ce ballet.

Épuisé, incompris, le danseur qui n’a jamais renié ses origines sociales et culturelles, grand lecteur de Tolstoï dont il possède l’oeuvre complète, retiré en Suisse, après deux ans d’une sorte de repli il se lance, de janvier à février 1919, dans une écriture fulgurante, intime. Lui qui n’a jamais écrit, rédige en russe le récit de sa vie, sa danse incomprise...

Les cahiers et leur auteur se confondent pour la postérité : marqués du sceau de la schizophrénie, réduits à l’œuvre d’un malade, au saut dans la folie, les péripéties de ses cahiers commencent. Au fil des siècles ils sont expurgés, puis rétablis dans leur intégralité. Cette écriture agace, émeut, dérange l’ordre moral... (Pour en savoir plus, cliquez sur la pièce jointe.)

Madeleine Abassade

-  Des extraits des Carnets seront lus par Elisabeth Burg

Samedi 10 janvier 2015 De 14 heures à 16 heures 30 Institut Protestant de Théologie 83 Boulevard Arago – 75014 PARIS Participation aux frais sur place 8 euros

- Argument complémentaire et bibliographie en pièce jointe : Vaslav Nijinsky Cahiers, présentation


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