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ROSA LUXEMBURG KABARETT par le COLLECTIF ONDES SENSIBLES
du 7 janvier au 1er février 2020 aux DECHARGEURS . PARIS 1er .
vendredi 20 décembre 2019
publié par Marc Lacreuse

" ROSA LUXEMBURG KABARETT "

( " J’étais, je suis, je serai " )

par le collectif ONDES SENSIBLES

du 7 janvier au 1er février, du mardi au samedi à 19h

aux Déchargeurs, 3 rue des Déchargeurs 75001 PARIS

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Texte et mise en scène Viviane Théophilidès

Les interprètes :

Sophie de La Rochefoucauld, celle qui joue avec Rosa , Anna Kupfer, celle qui chante Rosa

Viviane Théophilidès, la meneuse de revue

Géraldine Agostini, pianiste

Bernard Vergne, acteur et assistant

La voix enregistrée du poète est celle de Michel Touraille

Arrangements musicaux Géraldine Agostini Création lumières Philippe Catalano

Costumes et accessoires Joan Bich

Son Guillaume Siron pour Baloo productions

Affiche Ernest-Pignon-Ernest

Avec le soutien financier de l’Adami, de la SACD et d’Avignon Festival et Compagnies

Le spectacle a été répété au Théâtre de la Girandole à Montreuil puis au Théâtre de l’Atalante à Paris, avec le soutien de la Maison des Métallos où a eu lieu la première lecture publique.

« L’histoire enseigne aux Hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir. »

Jean Jaurès

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LA FABLE :

Il s’agit d’un portrait intuitif de la révolutionnaire mythique sauvagement assassinée, un jour de Janvier 1919, par les Corps Francs, qui deviendront plus tard les Nazis dans l’Allemagne hitlérienne.

En massacrant Rosa Luxemburg, ils supprimaient l’une des têtes pensantes du mouvement spartakiste naissant.

Le titre de la pièce indique déjà clairement l’intention dramaturgique souhaitée : le cabaret, la musique, les chansons, tandis que le sous-titre « J’étais, je suis, je serai » apporte la touche finale dans le sens de la « conjugaison confiante du verbe être » dont parlait Jack Ralite.

Pour raconter Rosa à ma façon, j’ai donc écrit des scène dialoguées, des chansons, des sketchs, entrecoupés de variations contemporaines au fil d’anachronismes assumés, guidée par cette pensée du philosophe Jean-Luc Nancy quand il dit : « Ouvrons des chantiers de réflexions sur les lieux même de notre désarroi ».

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LA MISE EN SCÈNE :

La forme du cabaret à l’Allemande (« Kabarett ») a assez vite imposé ses codes. Il n’y a pas à proprement parler de personnages, à part Rosa Luxemburg, mais plutôt cinq acteurs – dont une chanteuse et une musicienne – qui ont à interpréter une partition.

Le plateau est nu ou presque. Peu d’accessoires. L’intention est de préserver l’idée d’un objet théâtral résolument ouvert, ponctué de signes simples et d’images fugitives, voire flottantes, comme improvisées.

L’élément le plus précieux est l’engagement d’acteurs-partenaires qui ont choisi de mettre au service de leur art l’idée qu’ils se font d’une certaine forme de citoyenneté et d’un travail de mémoire collective à explorer ensemble.

Quant à la sobriété des moyens mis en oeuvre, un esprit malicieux pourrait dire que nous avons fait de nécessité vertu. Il n’aurait pas tout à fait tort, mais j’assume fièrement cette nécessité. L’intime conviction suppléera aux signes extérieurs de richesse.

Viviane THEOPHILIDES

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PROJET SCENOGRAPHIQUE :

La note d’intention concernant la mise en scène implique d’emblée le choix scénographique (d’autant plus que nos moyens limités nous imposaient de travailler sans scénographe) : plateau nu et quelques élements et accessoires qui ne font que souligner la volonté d’un chantier de réfléxion. Ainsi, notre Rosa Luxemburg Kabarett s’en va rêvant entre un clavier, pièce maîtresse du propos musical, et quelques éléments scéniques mobiles. Ces éléments aident les acteurs (et les spectateurs) à souligner et comprendre les enjeux et les situations qui font naître une « poétique » particulière. Celle-ci permet à celui qui regarde de finir le travail par sa seule imagination. Un spectateur actif, en quelque sorte, qui lui aussi rêve sur Rosa sans que rien ne lui soit imposé. Une incitation au voyage théâtral, que nous revendiquons pleinement.

Les biographies :

- Viviane Théophilidès

Metteur en scène, comédienne, auteur. En 1968, elle crée une jeune compagnie indépendante, qui sera un peu plus tard subventionnée par le ministère de la Culture jusqu’en 1999. Elle a mis en scène des auteurs aussi bien classiques que contemporains, parmi lesquels Armand Gatti, Roger Vitrac, Paul Claudel, Michel Vinaver, Molière, Jelena Kohout, Edvard Radzinsky, Alfred de Musset, Esther Vilar, Jean-Pierre Léonardini, Federico Garcia Lorca, Anne Sylvestre, Jean Ristat, Philippe Minyana. En 1992, en résidence d’auteur à la Chartreuse de Villeneuve-lès- Avignon, elle avait écrit « Joe Bousquet rue de Verdun » (création au Printemps des Comédiens et reprise à Villeneuve- lès-Avignon).

Elle a également adapté, pour les porter à la scène, des textes d’Hélène Cixous, Gertrude Stein, Joseph Delteil, Louis Aragon, dont :« Ida » (Gertrude Stein, Théâtre de l’Athénée). « Une fille à brûler » (d’après la « Jeanne d’Arc » de Joseph Delteil, création au Festival d’Avignon puis à Chaillot). « François d’Assise » du même Delteil (création au Printemps des comédiens de Montpellier, reprise au Centre Pompidou). « La perruque du vieux Lénine », (Jean Ristat, création au théâtre de Colmar, puis à la Maison de la poésie et à la Maison de la Culture de Reims). « Le Jour où Grenade fut prise » d’après « le Fou d’Elsa », création au Théâtre des Carmes d’Avignon avec des artistes gitans pour lesquels elle écrira « Notre théâtre flamenco » (créé au Théâtre des Athévains) Nommée chevalier des Arts et Lettres en 1984, puis officier en 1989. Par ailleurs, elle fut durant sept ans professeur au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris. De 2013 à 2015, elle a dirigé, avec Sophie de la Rochefoucauld, de nombreux ateliers avec des classes de seconde à Argenteuil, Montreuil et Aubervilliers en vue de spectacles célébrant la mémoire des fusillés du Mont-Valérien. Ces derniers temps, elle a mis en scène et interprété « L’homme Atlantique » de Marguerite Duras (à l’Artistic-Athévains (2014) et joué dans « Frangins » de Jean-Paul Wenzel, dans une mise en scène de Lou Wenzel, au Lucernaire (2015).

- Sophie de La Rochefoucauld Comédienne

Formée au conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris entre 1984 et 1987. On a pu la voir dans une soixantaine de films à la télévision mais aussi au cinéma. Elle a reçu un prix d’interprétation au festival de Luchon pour son rôle dans « Retrouver Sara » en 2006. Elle a joué au théâtre notamment sous la direction de Viviane Théophilidès dans « François d’Assise » et « La perruque du vieux Lenine », Didier Long dans « La jeune fille et la mort », Panchika Velez dans « le journal à quatre mains » et « La douceur du velours » et Marion Bierry dans « Après la pluie ».

- Géraldine Agostini

Pianiste, compositrice, comédienne Géraldine reçoit d’abord un solide enseignement classique en Conservatoire avant de se tourner vers d’autres univers musicaux, notamment en étudiant le jazz à l’lMFP de Salon-de-Provence. Découvrant par la suite le théâtre, elle se forme à l’Ecole Lassaâd à Bruxelles. Parmi ses collaborations les plus riches et marquantes : chanson française en duo piano- voix avec la comédienne Nadine Jadin-Pouilly (« Chansons (f)utiles ») ; fusion musiques traditionnelle mandingue/jazz/classique avec le griot Guinéen virtuose de la kora Karamoko Bangoura (duo « Awa ») composition musicale à l’image pour les courts-métrages du réalisateur Romain Giusiano (Collectif Alley Oop) ; musique pour le théâtre et jeu d’acteur avec les metteurs en scène Bruno Deleu (Cie le Souffle) et Marie Normand (Cie Rêve Général).

- Anna Kupfer Comédienne, chanteuse

Née à Berlin, Anna KUPFER fait ses études à l’école Dimitri (Suisse) et au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique où Viviane Théophilidès fut son professeur et l’invita par la suite à plusieurs reprises à rejoindre ses créations. Anna Kupfer a joué également sous la direction de Jean Mercure, Thierry Salmon, Michèle Foucher, Pierre Ascaride, Marcel Maréchal, Michel Véricel, Christian Schiaretti…. Depuis une dizaine d’années, passionnée par la voix et la musicalité des langues, elle se produit aussi en tant que chanteuse en France et à l’étranger.

- Bernard Vergne Comédien

Formé au Théâtre école de Lyon, il rejoint Georges Lavaudant au TNP de Villeurbanne puis à Paris au Théâtre de l’Odéon, « Platonov, Hamlet, Chapeau de paille d’Italie, l’Orestie, le Roi Lear, La mort de Danton, La Cerisaie, Cyrano de Bergerac ». Il a également travaillé avec Catherine Marnas, Marie Dominique Verrier, Jean Philippe Salerio, Sonia Ristic, Marc Betton, Jean Paul Quiennec, Fabrice Dauby, Tom Gomme, Simon Pons Rotbardt, Patrizia Buzzi Baronne, André Engel et Viviane Theophilides. Engagé comme assistant auprès de Catherine Marnas et Marc Betton, Bernard Vergne fait sa première mise en scène en 2004, en montant le GNA texte de Pierre Henry Loys. En 2012 il est Co fondateur, avec Franck Naine de la troupe du Sang Neuf, composée exclusivement d’adolescents.

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