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A propos de Tariq Ramadan.
Roger Evano répond à Edgar Morin.
Le club de Médiapart.
samedi 11 novembre 2017
publié par Christian Maurel

Tariq Ramadan avant pendant après, par Edgar Morin.

Le philosophe et sociologue Edgar Morin s’exprime pour la première fois sur l’affaire Tariq Ramadan. Pour avoir publié deux livres de discussion intellectuelle avec ce dernier, il fait l’objet d’une campagne de calomnie visant son refus de toute diabolisation de la religion musulmane.

J’ai connu Tariq Ramadan quand il est venu me proposer un livre de dialogue sur les grands problèmes contemporains. Il avait la réputation d’être un défenseur rigoriste de l’Islam. Il m’a paru intelligent et cultivé. J’ai accepté le « challenge » pensant que j’allais effectuer un match intellectuel avec un boxeur de ma catégorie.

J’étais donc et reste très content de contribuer à établir un pont entre des cultures ou modes de pensée qui ne se comprennent pas et ne communiquent pas et où même l’incompréhension progresse de part et d’autre.

Pour moi l’Islam comme le christianisme a produit dans l’histoire le meilleur et le pire, encore que dans le passé c’est le christianisme qui ait manifesté la pire intolérance. Mais ma pensée s’est toujours opposée à la réduction au pire.

Lors de nos entretiens enregistrés, mon épouse avait tenu à y participer en l’interrogeant sur sa position par rapport à l’égalité des femmes, ce sur quoi il avait développé une réponse en accord avec nos principes.

Au cours de notre débat il se montra partisan d’un Islam européen, acceptant la démocratie, l’égalité des femmes, l’abandon de la religion musulmane, et partisan d’un humanisme, différent par sa source religieuse, mais semblable au mien. Le livre s’intitula Au péril des idées (paru en 2014 aux Presses du Châtelet). Je pensais que Tariq Ramadan avait évolué à partir d’une conception rigide antérieure et je ne suis pas de ceux qui enferment autrui dans une conception qu’ils ont dépassé. Il ne pouvait jouer jeu trompeur dans ce livre dont il faisait la propagande auprès de la jeunesse musulmane.

Deux ou trois ans plus tard, je souhaitai un nouveau débat car nous avions contourné le problème de la religion et je tenais à exprimer mon point de vue anthropo-sociologique selon lequel ce sont les esprits humains qui produisent les Dieux lesquels s’imposent en maîtres sur ces mêmes esprits qui les ont produits. Nous avons fait ce nouveau dialogue qui a montré notre différence (d’où l’absurdité de me considérer comme islamo-gauchiste) et nous avons également divergé sur l’interprétation du printemps arabe qu’il a vu à l’origine manipulé par les Etats Unis alors que je voyais sa spontanéité. Mais le dialogue fut courtois et amical, animé par C.H de Bord lui-même croyant chrétien (L’urgence et l’essentiel est paru cet automne aux éditions Don Quichotte).

Puis à la suite d’horribles attentats daechistes en France et en autres lieux, il y eut la récente vague dénonçant l’islamisme et ses supposés agents, dont ma personne, et dénonçant avec insistance le double jeu intellectuel de Tariq Ramadan.

La diabolisation de Tariq Ramadan m’a poussé, dans mes propos, à le défendre d’autant plus que j’avais et ai encore le sentiment qu’il y ‘avait cabale contre sa personne pour le disqualifier intellectuellement.

Puis, je fus surpris et troublé par la première accusation de viol et sévices, ainsi que par les accusations qui suivirent. Il nia et poursuivit en justice les plaignantes, mais s’il est coupable il ne peut dans sa situation faire que la chose qu’il ferait s’il est innocent, nier jusqu’au bout. Par ailleurs les accusations convergent les unes dans les brutalités et sévices dans l’acte sexuel, les autres dans la séduction de mineures, et dans tous les cas l’adultère.

Certes je sais qu’il y a des violences érotiques qui peuvent être désirées de part et d’autre, mais je sais qu’il en est d’imposées par un mâle dominateur obéissant à ses plus violentes pulsions.

Je sais qu’il faut attendre les confrontations d’un procès pour se faire son opinion sinon de façon plus complète, du moins de façon plus correcte, mais ce qui est à mes yeux incontestable, c’est la contradiction entre son discours religieux de pureté et de pudeur, et son comportement très profane de séducteur et pire, selon les accusations, de macho dominateur. Toute religion a ses Tartuffe, et l’Islam peut avoir les siens. Je sais aussi que les machos intempérants existent dans toutes les sphères de pouvoir, politique, économique ou spirituel (prêtres pédophiles).

Je sais qu’une cabale fixée sur la personnalité de Tariq Ramadan s’était déchainée avant ce scandale et qu’elle utilise ce scandale pour le détruire. J’ai horreur du lynchage médiatique et je ne mêle pas ma voix aux enragés. Mais je ne peux pas être moins ému par ce qu’ont souffert les victimes de Tariq Ramadan que par celles de Weinstein et autres victimes de viols et violences.

Je tiens seulement à distinguer mon opinion sur sa pensée politico-religieuse de la réprobation de tout mon être pour des actes qui offensent et humilient, surtout femmes et enfants. Je tiendrai compte de tous éléments nouveaux d’information pour, s’il le faut, modifier mon diagnostic actuel.

Edgar Morin.

La réponse de Roger Evano, auteur de La démocratie face au défi de l’islamisme, L’Harmattan 2016.

La question n’est pas de savoir si vous étiez au courant des agressions sexuelles de Tariq Ramadan, accusation ridicule, mais de votre proximité politique. Est-ce que vous avez favorisé , consciemment ou inconsciemment les thèses obscurantistes qu’il défend ?

Une remarque préalable. Vous signalez dans votre article que c’est T.Ramadan qui vous a proposé un livre de dialogue. Associer son nom au vôtre, en l’introduisant dans la sphère de vos lecteurs, lui donnait une dimension qu’il n’avait pas et l’image d’un intellectuel humaniste. Vous parlez "d’un match intellectuel avec un boxeur de ma catégorie", vous vous dévalorisez, vous êtes un poids lourd de la pensée, il est un poids plume. Il vous est apparu comme "intelligent et cultivé", est-ce suffisant ? Le bénéfice était pour lui, par contre votre travail ne pouvait que souffrir de cette proximité.

Vous dites que vous étiez « très content de contribuer à établir un pont entre des cultures ou modes de pensée qui ne se comprennent pas et ne communiquent pas et où même l’incompréhension progresse de part et d’autre. » Votre souci est estimable et je le partage, mais cela nécessite deux choses :

- choisir son interlocuteur et le connaître suffisamment pour que le dialogue ne soit pas un jeu de dupes ;

- bien marquer les points de désaccord pour que le débat ne vous amène pas à glisser vers des positions contraires aux vôtres.

Sur le choix de l’interlocuteur : de nombreux intellectuels musulmans de croyance, de culture ou d’origine, réfléchissent sur l’islam et les questions qu’il pose à une société démocratique et laïque, au moment où le terrorisme islamiste frappe partout dans le monde. Avoir choisi T.Ramadan, leader des Frères Musulmans, parmi tous ces auteurs, indiquait que vous estimiez qu’il était le plus apte à tenir ce rôle. Je ne suis pas de cet avis. Sa présence fréquente dans les médias n’est pas une garantie de solidité intellectuelle. Je pense qu’il y a un fossé entre vous et quelques proximités dont il a su profiter.

Le choix de Tariq Ramadan serait resté secondaire s’il n’avait été accompagné d’un renoncement sur la laïcité.

Sur la laïcité vous dites, à la page 25 de votre livre commun "Au péril des idées", avoir demandé au candidat Hollande " de faire figurer dans son programme l’inscription dans la constitution non pas de la laïcité, mais de la formule "La France est une république une et multiculturelle". Votre proposition de supprimer la laïcité de la constitution française revient à supprimer un pilier de la République française. C’est la laïcité qui permet la liberté de conscience et la cohabitation de croyances et de philosophies différentes, les conditions d’une vie commune. C’est elle qui protège la liberté de tous, en considérant chaque individu comme un citoyen jouissant des mêmes droits et des mêmes devoirs. En revanche, substituer le multiculturalisme à la laïcité, c’est ouvrir la porte aux assignations communautaires, non à l’"enrichissement culturel" que vous appelez de vos vœux. T.Ramadan a dû se réjouir de cette victoire sans combat tant la laïcité, quoiqu’il en dise, reste une de ses bêtes noires.

Sur l’égalité des hommes et des femmes, vous êtes très clair :« Je ne pourrais transiger sur le fait qu’elles [les femmes] peuvent et doivent avoir les mêmes droits civiques, sociaux et politiques que les hommes. »(1) Ramadan reste sur une égalité formelle « devant Dieu » et une inégalité réelle quant à la place de la femme dans la société et à ses droits. « Nous ne sommes pas sortis de cette problématique, de cette idée que nous avons certes la même dignité, mais pas forcément le même type de rapport à la moralité, au bien ou au mal. » (2) La femme n’aurait pas le même rapport à la moralité, elle fut tentée et elle est la tentatrice. Elle est dangereuse pour l’Homme. Cette culpabilité originelle a-t-elle pour conséquence un statut différent, des limites à sa place dans la société ? Il admet, dans son dialogue avec vous, que cette vision pose question, surtout qu’elle est ancrée dans la référence à la parole divine. Mais il vous accorde qu’elle peut évoluer sous l’influence de facteurs historiques – qu’il n’a manifestement pas l’intention de favoriser. Attendre et voir : c’est la même attitude qui lui a fait naguère préconiser un moratoire sur la lapidation des femmes adultères, pour ménager la chèvre émancipatrice et le chou intégriste.

Dans « L’islam en questions » (3) Tariq Ramadan formule plus précisément sa position : « L’islam offre un cadre de référence dans lequel se dessine une conception globale de l’être humain, de l’homme, de la femme, et de la famille. Deux principes sont essentiels : le premier fonde l’idée d’une égalité entre l’homme et la femme devant Dieu, le second celui de leur complémentarité sur le plan social. Selon cette conception, c’est l’homme qui est responsable de la gestion de l’espace familial mais le rôle de la mère y est central. »

Cette position ne lui est pas personnelle, elle se calque sur celle des Frères Musulmans. Ainsi Recep Erdogan, soutenu par eux, a déclaré récemment : « Notre religion a défini un statut pour les femmes, la maternité » et de préconiser la mise au monde d’au moins trois enfants par femme. Le parti Ennardha en Tunisie (branche tunisienne des Frères Musulmans), a mené une bataille pendant deux ans, lors de la rédaction de la nouvelle constitution, pour qu’au principe d’égalité des hommes et des femmes soit substitué le principe de complémentarité.

Égalité devant Dieu, cela ne porte pas à conséquence, mais dans la société c’est l’homme qui est le chef. Lorsque le temps de la maternité est révolu, que la ménopause est là, celle ci se dit en arabe sinnu l’ya’s qui se traduit par « le temps du désespoir ». Après avoir rempli leur destin de procréatrices il reste aux femmes à attendre la mort (4).

Je suis étonné que vous puissiez encore avancer que "Lors de nos entretiens enregistrés, mon épouse avait tenu à y participer en l’interrogeant sur sa position par rapport à l’égalité des femmes, ce sur quoi il avait développé une réponse en accord avec nos principes." Je crois – fort heureusement pour "nos principes" – que ce n’est pas exact. La question de l’égalité des hommes et des femmes est au cœur des divergences avec ce courant radical de l’islam et traverse tous les pays qui se réclament de cette religion.

La liberté de pensée et d’expression est une liberté fondamentale sur laquelle on ne peut transiger. Dans un entretien diffusé par Médiapart, après les attentats de janvier 2015, vous avez déclaré : « Dans le fond il faut essayer de se réguler et ne pas offenser ce qu’il y a de sacré pour autrui… En même temps je suis pour la totale liberté d’expression. » Vous avez ajouté : « J’assume cette contradiction. » En effet, il y a contradiction. Le droit au blasphème fait partie de la liberté de penser, il a été conquis après la révolution française contre la religion catholique. Le droit de critiquer les religions est au cœur de nos libertés. Il n’y a de sacré que pour les croyants. Le droit de penser ne s’arrête ni aux portes des églises ni à celles des mosquées. Ce droit au blasphème fut conquis après un combat contre les religieux de diverses obédiences.

Si nous consultons "La déclaration des droits de l’homme en islam", adoptée au Caire le 5 août 1990 par l’organisation de la conférence islamique, ratifiée par 57 États nous constatons qu’elle est d’inspiration religieuse. Elle déclare : "....Croyant que les droits fondamentaux et les libertés universelles dans l’Islam font partie de la religion des musulmans, Et que personne n’est en droit de les entraver totalement ou partiellement, de les violer ou de les ignorer, parce qu’ils sont des dispositions divines à suivre, Lesquels droits et libertés nous sont parvenus par le dernier Livre révélé ..."

Pour ce qui est de penser librement : " Tout individu a le droit d’exprimer librement son opinion d’une manière non contraire aux principes de la Loi islamique".

Une déclaration claire de Tariq Ramadan condamnant ce texte qui dit que la charia est la référence suprême aurait été importante.

J’en viens à la nécessité pour tout penseur de confronter ce qui est dit et ce qui est fait. Il est logique que vous puissiez ne pas être au courant des pratiques sexuelles de Tariq Ramadan, qui ne fait pas partie de vos intimes. Vous attaquer comme ayant couvert ses agissements serait ridicule. Les pratiques révélées semblent cependant indiquer un hiatus total avec la proclamation de l’égale dignité des sexes.

Il y a surtout une chose qui n’est un secret pour personne, et que vous saviez sans doute avant d’en faire votre interlocuteur, c’est son appartenance à l’organisation des Frères Musulmans. Pas seulement par sa filiation avec son fondateur Hassan Al-Bana mais par une adhésion à ses thèses : "Tariq Ramadan, son petit-fils, a pu dire : « J’ai étudié en profondeur la pensée de Hassan al-Banna et je ne renie rien de ma filiation. Sa relation à Dieu, sa spiritualité, son mysticisme, sa personnalité en même temps que sa pensée critique sur le droit, la politique, la société et le pluralisme restent des références pour moi, de cœur et d’intelligence. (…) Son engagement aussi continue de susciter mon respect et mon admiration. » (Alain Gresh et Tariq Ramadan "L’islam en question" Sindbab 2002 p.33 et 34).

Hassan Al-Banna, le fondateur des Frères Musulmans, avait défini ainsi son idéologie islamique politique : « (...) une organisation complète qui englobe tous les aspects de la vie. C’est à la fois un État et une nation ou encore un gouvernement et une communauté. C’est également une morale et une force ou encore le pardon et la justice.C’est également une culture et une juridiction ou encore une science et une magistrature. C’est également une matière et une ressource ou encore un gain et une richesse. C’est également une lutte dans la voie d’Allah et un appel ou encore une armée et une pensée. C’est enfin une croyance sincère et une saine adoration. L’islam, c’est tout cela de la même façon » (5). Comment mieux définir une dictature religieuse ? Je ne suis pas certain qu’un tel régime aurait autorisé la publication de toute votre œuvre.

Tariq Ramadan est aussi conseiller politique de l’émir du Qatar et président du "Centre de recherche sur la législation islamique et l’éthique" installé à Doha. Il le dirige avec Y. Al-Quaradawi le prêcheur islamiste de la chaine Al Jazeera. Sa chaire universitaire à Oxford a été créée et est financée par le Qatar. Sa relation avec ce richichisme émirat doit aussi nous interroger. Pourquoi ce régime lui donnerait-il une telle responsabilité s’il n’y avait quelques affinités politiques et religieuses entre eux ? Pour ce qui est des proximités religieuses, il est bien connu que cet émirat est sous l’influence idéologique des Frères musulmans. Sur le plan politique, le pays est dirigé par quatre membres de la famille Al-Thami. Il mène une politique discriminatoire vis à vis de la population émigrée, afghane, pakistanaise, népalaise... dont les travailleurs construisent le pays dans des conditions proches de l’esclavage. Ils sont cloitrés dans des camps, sous payés, et pour les maintenir dans le pays leurs passeports sont confisqués. Tariq Ramadan est présenté comme la voix des opprimés alors que, dans le pays où il a un poste de conseiller, les opprimés sont traités comme des sous-hommes.

La filiation intellectuelle de Tariq Ramadan avec son grand pére et ses responsabilités au Qatar permettent d’affirmer qu’il n’est pas un démocrate.

Les partisans de Staline amalgamaient les critiques venant du camp de la droite et de l’extrême-droite avec ceux d’hommes authentiquement de gauche. Aujourd’hui, les partisans de Tariq Ramadan mettent dans le même sac les propos venant de racistes et ceux de démocrates. S’il y a cabale contre Tariq Ramadan, elle vient de l’Extrême droite et n’est pas le fait de ceux qui dénoncent ses projets politiques comme totalitaires. C’est en tant que démocrate, humaniste, républicain, féministe, antiraciste, anticapitaliste, opposé à la politique de Nétanyaou en Israël, participant depuis toujours aux combats émancipateurs, que je vous réponds. Les projets politiques portés par Tariq Ramadan et les Frères Musulmans n’ont rien à voir avec ces combats.

Si les accusations d’agressions sexuelles apportent un éclairage nouveau sur la personnalité de Tariq Ramadan, une lecture attentive de ses écrits permettait auparavant de découvrir sa duplicité. Le reproche que je vous ferais n’est pas d’avoir ignoré son côté pervers mais de ne pas avoir exercé votre responsabilité d’intellectuel pour mettre au jour ce qu’un travail minimal sur sa doctrine aurait révélé.

Je n’ai pas abordé la question des plaintes portées contre lui et son odieuse défense. Tariq Ramadan en parlant d’un "complot sioniste international", veut rassembler tous ceux qui combattent la politique colonialiste d’Israël. En acceptant les flots de commentaires antisémites prenant sa défense, il se place sur un terrain qui devrait le déconsidérer chez tous les humanistes. La multiplication des actes antisémites est rarement soulignée. C’est pourtant la triste réalité de la France où seuls des juifs et un prêtre catholique ont été tués à cause de leur religion.

Je ne doute pas de votre humanisme et de nos valeurs communes. Comme à d’autres moments charnières de notre histoire nous devons nous situer. Nous ne pouvons pas être du côté de Tariq Ramadan et des Frères Musulmans. Il suffit de regarder du côté d’Ankara pour voir leur politique à l’œuvre.

Je suis aux côtés des femmes victimes de ces prédateurs, Ramadan, Baupin, Weinstein et tous les autres. Mon opposition est totale à ces bigots, à ces prêtres, à ces hommes politiques ou patrons d’entreprises qui usent de leur pouvoir pour violenter des femmes et parfois des enfants. Nous n’avons pas à leur donner la main.

1) Edgar Morin et Tariq Ramadan, Au péril des idées, Presses du Châtelet, 2014 p.41

2) Idem, p. 38

3) Alain Gresh et Tariq Ramadan, L’islam en questions, Actes Sud, 2002, p. 280

4) Adonis et Houria Abdelouahed, Violence et islam, Seuil , 2015, p. 93

5) Cité par Mohamed Louizi, Pourquoi j’ai quitté les Frères Musulmans, Michalon, 2016

Roger Evano.


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