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APPEL A SOUTIEN & SIGNATURES
du COLLECTIF DES VENDEURS DE LA GARE DE SAINT-DENIS (93 )
dimanche 11 mars 2018
publié par Marc Lacreuse

APPEL A SOUTIEN & SIGNATURES

POUR LE COLLECTIF DES VENDEURS-E-S

DE LA GARE DE SAINT-DENIS ET

DE LEURS SOUTIENS

(93)

--------------------------------

( VOIR PIECE JOINTE )

&

chouettesbrochettes@netcourrier.com

=============== Message d’origine ===============

Bonjour à tou-tes,

Sur le parvis de la gare de Saint-Denis, lieu de vente de rue, de vie et de rencontres, s’opère depuis plusieurs mois une répression inacceptable.

Les descentes policières (jusqu’à 4 par jour, par les polices municipale et nationale) entraînent l’arrestation des vendeurs et des vendeuses, la confiscation de leurs marchandises sans preuve de réquisition et la distribution d’OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français). Le travail pour les vendeurs devient chaque jour plus impraticable.

Nous avons créé un collectif composé tant des vendeurs.ses de la gare que de soutiens visant à accompagner les vendeurs.ses arrêtés dans leurs démarches juridiques, mais aussi à réagir à la répression sous différentes formes. Nous avons organisé un rassemblement et une manifestation, respectivement les 15 décembre 2017 et 12 janvier 2018. Nous avons également envoyé une lettre à la mairie (en pièce jointe à ce mel) le 6 février 2018 en demandant un rendez-vous avec monsieur le maire, dans l’espoir de pouvoir discuter et trouver des solutions pour les situations des vendeurs et des vendeuses.

Un mois plus tard, cette lettre est toujours sans réponse. Pire encore, de nouvelles affiches mettant en garde contre les prétendus dangers de la vente à la sauvette (voir photo en pièce jointe) sont apparues dans les rues de Saint-Denis. De plus, la demande de la mairie de Saint-Denis, conjointe à celle de la mairie de l’Ile-Saint-Denis (cf Journal de Saint-Denis n°1154 du 7 février 2018, en pièce jointe), d’obtenir des camions de CRS postés sur la gare a été satisfaite.

La place de la gare est ainsi aujourd’hui vidée de son animation pendant les nombreuses heures d’occupation policière, rendant glauque un espace public habituellement vivant.

Nous nous révoltons face à la violence policière exercée sur les vendeurs et les vendeuses de rue, et sommes indigné-es par la politique hypocrite d’une mairie communiste revendiquant régulièrement sa solidarité avec les personnes sans-papiers et réprimant pourtant sans vergogne les seules méthodes possibles déployées par ces mêmes personnes pour subvenir à leurs besoins.

Face à notre lettre laissée sans réponse, nous n’avons d’autres choix que de la rendre publique : nous voudrions la publier dans les différents médias qui accepteront de la reproduire. Pour cela, nous aurions besoin de votre soutien, en tant que structure ou individu dont la fonction est influente face aux pouvoirs publics.

C’est en ce sens que nous vous proposons de co-signer cette lettre, pour défendre à l’échelle de Saint-Denis une vraie politique d’accueil en France et lutter contre les stratégies politiques qui vident les lieux publics des pratiques économiques informelles qui les rendent vivants (si vous souhaitez nous apporter votre soutien, précisez-nous à quel titre et sous quel intitulé).

En toute cordialité militante,

Le Collectif des vendeur-e-s de la Gare et de leurs soutiens

===8<=========== Fin du message d’origine ===========

POUR SIGNATURE :

chouettesbrochettes@netcourrier.com

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Documents joints à cet article :
Messages de forum :
du COLLECTIF DES VENDEURS DE LA GARE DE SAINT-DENIS (93 )
dimanche 11 mars 2018
Christian Maurel

C’est là que l’on comprend que la transformation nécessaire de notre société ne pourra pas faire l’économie de la remise en cause des règles de droit qui régissent actuellement le marché et la concurrence au service de l’accumulation. Pour cela la valeur d’usage au service de ceux qui en ont le plus besoin doit primer sur la valeur d’échange, et la vie des hommes et des femmes sur l’enrichissement d’une minorité.

En la matière, comme le montre cette situation des vendeurs-e-s de la gare de Saint-Denis, les pouvoirs publics de toutes sensibilités politiques ne sont pas neutres. ils protègent et défendent - même lorsqu’ils s’en défendent - les logiques sociales et économiques de la société néolibérale, et, sauf exception, ne proposent aucune alternative permettant de combattre ses effets les plus négatifs : la grande pauvreté, l’immigration subie, les oppressions de toutes sortes, la vie d’errance de ceux qui ont la malchance d’être nés du mauvais coté de la planète ou des rapports sociaux.

Christian Maurel (sociologue, corédacteur du site).




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