
Ce désengagement sans précédent de l’État met gravement en péril la pérennité des différents échelons fédératifs (national ou départemental) du mouvement des foyers ruraux. Il est probable que les difficultés qui ne manqueront d’apparaître pas dès le 1° janvier 2009 se répercuteront de manière mécanique sur l’action que nos foyers et associations adhérentes conduisent au plus proche des habitants.
Ces choix sont en contradiction flagrantes avec l’intervention du Président de la République française, qui avait rendu, le 24 juillet dernier, un vibrant hommage aux acteurs de l’éducation populaire : « la France a besoin de l’éducation populaire » ; « le travail que vous faites est remarquable, il a fait ses preuves, il faut le soutenir » (déclaration de Batz, le 24 juillet 2008).
Ces décisions confirment le retrait massif de l’Etat dans les politiques d’animation et de vitalisation du monde rural (libéralisation des services postaux, baisse des dotations financières des communes, absence de financement de la culture en milieu rural), comme si les 25 millions de ruraux devenaient quantité négligeable.
La vie associative en milieu rural est touchée de plein fouet par ces décisions et ne pourra plus, dans ces conditions, assurer ses missions pour le développement du lien social et l’attractivité des territoires ruraux.
Contact : Jean-Marie Beurton – Président de la FNFR - 01 45 78 69 29