
Un certain discours sur l’égalité des sexes et sur le développement est mobilisé pour les engager à participer à leur propre domination et pour légitimer la mondialisation. Sur le plan économique, la surexploitation des paysannes, des ouvrières, des migrantes dans le travail sexuel et les « services » permet de dégager de nouveaux profi ts. Sur le plan de la contrainte, à la violence « classique » contre les femmes s’ajoute un état international de guerre permanente. Ces deux formes de « guerre de basse intensité » contre la population civile font partie des nouveaux modes semi-privatisés de gestion de la force de travail mondialisée et féminisée.
L’auteure, Jules Falquet, maîtresse de conférences en sociologie à l’université Paris-Diderot, étudie depuis plus de quinze ans les luttes sociales en Amérique latine et aux Caraïbes. Son livre s’adresse tout autant aux chercheur-e-s qu’aux militant-e-s. Il braque le projecteur sur une réalité fortement sous-estimée dans les analyses de la mondialisation : l’instrumentalisation des femmes.
Pour en finir avec le discours de la mondialisation radieuse.
LA DISPUTE éditeurs 109, rue Orfi la 75020 Paris 01 43 61 99 84 la.dispute@wanadoo.fr
Diffusion et distribution en France : CDE-Sodis
Diffusion en Belgique, au Canada et en Suisse : Gallimard export
Introduction
Chapitre I. Points de repère pour l’analyse de la mondialisation néolibérale
Chapitre II. « Hommes en armes » et « femmes de service »
Chapitre III. « Développement » et participation selon les institutions internationales
Chapitre IV. Chiff res, concepts et stratégies du « développement » néolibéral
Chapitre V. Trois questions aux mouvements sociaux « progressistes »
Conclusion
Bibliographie
224 pages, 21 €
Code Sodis : 983167.4 ISBN : 978-2-84303-156-4
Dans la collection « Le Genre du monde » de Danièle Kergoat