La mobilisation pour sauvegarder le journal l’Humanité prend corps
«  Le journal de Jaurès ne peut disparaître  »
samedi 2 février 2019

Le tribunal de commerce de Bobigny rendra son délibéré le 7 février. Les manifestations d’attachement au journal l’Humanité se multiplient.

 Le journal de Jaurès ne peut disparaître

Tous les journaux connaissent de sérieux problèmes financiers. La plupart d’entre eux peuvent combler leur déficit parce qu’ils sont adossés à de grands groupes industriels et financiers, au prix d’une concentration de la presse et des médias entre quelques mains. L’Humanité, composante historique du pluralisme de la presse française et des combats progressistes, ne peut compter que sur l’engagement de ses équipes, le militantisme, ses lectrices et lecteurs, ses amis, les diffuseurs de l’Humanité Dimanche. 

« Les juges ont examiné hier matin la situation économique du journal, entendu le directeur et le représentant des salariés. L’Humanité s’était placée sous la protection du tribunal de commerce de Bobigny. Celui-ci rendra son jugement en délibéré le 7 février.

Dès l’annonce de cette procédure et la publication lundi de l’appel à la «  Mobilisation générale pour l’Humanité  » signée de son directeur, Patrick Le Hyaric, les réactions de solidarité se sont multipliées. Celles de nos lecteurs d’abord, qui jugent «  impossible  » de perdre leur journal et égrènent ce qu’ils y trouvent et qu’on ne leur présente nulle part ailleurs.

Sur les réseaux sociaux, des parlementaires s’engagent et relaient des appels à la mobilisation  :

André Chassaigne, Sébastien Jumel, Éliane Assassi ou Fabien Gay. Des élus LaREM, LR, radicaux de gauche ou socialistes disent aussi que, quels que soient les désaccords qu’ils peuvent avoir avec des prises de position du journal, celui-ci doit absolument exister. Le député LR du Lot Aurélien Pradié annonce même qu’il a souscrit un abonnement.

«  Le journal de Jaurès ne peut disparaître  ». » [...]

-  https://www.humanite.fr/article-san...